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L'histoire
: la
peau
est le plus grand organe du corps avec 640 000 récepteurs
tactiles connectés à la moelle épinière
et au cerveau par 1/2 million de nerfs. La peau nous permet le contact
avec l'autre. Le besoin de toucher et d'être touché
est indispensable à la vie. Sans le toucher il est impossible
de se développer, de grandir, de ressentir et de comprendre
le monde.
500
ans d'inquisition religieuse ont plongé notre Société
dans la crainte du toucher, en particulier celle de l'abus sexuel.
Si bien que plus personne n'ose toucher l'autre. Les médecins
et thérapeutes touchent le moins possible le corps, et même
certains parents hésitent à toucher le corps de leur
propre enfant. Au vue des statistiques alarmantes sur le nombre
de viols et d'incestes dans nos Sociétés, force est
de constater que non seulement l'absence de toucher n'a rien empêché,
mais qu'il y a fort à parier qu'au contraire, elle a accéléré
le processus.
Pourtant,
de très nombreuses études ont démontré
que le toucher était indispensable à la vie dès
les premiers jours, qu'il permettait de développer et de
renforcer les défenses immunitaires (cf Th. Janssen : "la
solution intérieure" ed fayard). A l'inverse, le manque
de toucher entraine une baisse de l'hormone de croissance, des troubles
du sommeil, un stress néfaste pour l'immunité, une
augmentation de l'agressivité et de l'hostilité. La
culture du non-toucher commence dès la crêche, puis
à l'école et toute la vie sociale qui s'ensuit.
On
ne peut que regretter que notre Société qui a séparé
l'esprit du corps en le réduisant à des pièces
mécaniques assemblées, ait oublié que le toucher
a toujours été la plus ancienne et la plus instinctive
façon de soigner. Toutes les grandes civilisations, indienne,
chinoise, égyptienne, grecque, romaine, etc... utilisaient
le toucher activement dans les soins.
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